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pour Patrick, ce complément marin :
Nef poussée par le vent qui trace son sillage,
Frêle esquif sans mât ni bastingage,
L’étrave soulevée par la lame ondulante,
Elle se laisse glisser ensuite sur la pente.
A son bord on n’aperçoit nul équipage
Briquant le pont ou hâlant les cordages.
L’absence de gréements n’empêche pourtant
Une voile dressée qui affronte le temps.
Son filet à la mer, sans cesse en maraude,
Sans bruit, sans cris, c’est la mort qui rode.
Malheur au pauvre poisson, par trop distrait,
Que surprend le cuisant de ses rets.
Cruelle ironie du sort, parfois il arrive
Que ce soit son amant qui la pousse sur la rive.
Elle se retrouve là, engluée dans ses fils qui la lient
Ses chairs rosâtres offertes au soleil, pauvre physalie.
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