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Réveil de femme
Au-delà de la vie, au-delà de la mort
Dans un lointain pays où l'âme dort encore
Sur le seuil d'un abri, la douleur coule et sort
Longtemps, je me suis dit, mes pourquoi, ils sont morts
Le chagrin qui m'a prit, énorme sémaphore
Grand canal de l'oubli, de loin, il coule en corps
J'ai perdu un amant, un amour, un mari
Le songe, tue mon cri, me ronge, et fuit ma vie
À quoi bon vivre, alors, solitaire d'ennuis
Mon cœur cherche à se perdre et dévale la nuit
Abord du vide règne, je me suis ramassé
Demandant qui on aide, quand on est trépassé
Répartie, dans la haine, serait bien déplacé
Pour quelqu'un dont la peine se sentirait forcer
En gage de ces larmes, n'avoir, rien en retour
Si on ne peut donner, l'indulgence, est l'amour
Que seraient devenus les enfants des faubourgs
À chaque carrefour, orphelin de toujours
Je resterais la même, femme pour les beaux jours
J'élèverais mes mômes, hommes de tous les jours
Je ne suis qu'une mère, qui pleure ces amours
En donnant aux enfants, la magie de ces tours
Quand viendra le moment de partir en voyage
Me laisseront-ils le temps de choisir, paysages
Amitiés
Chrystian
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