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Allongé, presque nu sur ton lit de candeur
J’ai souri en dedans quand d’un geste serein
Tu nouas de rubans mes poignets en douceur
Pour perpétuer sans mots ton viol adultérin.
Me voici crucifié, un drap couvrant ma hampe
Tu te tiens à l’envers, tes talons en aiguilles
Encadrent mon visage et me griffent les tempes…
Ta robe relevée agace ma pupille.
Ton bassin doucement au dessus de mes lèvres
S’affaisse avec langueur au souffle de ma bouche
Le parfum de ta peau me donne un peu la fièvre
Soudain tu te dérobes quand ma langue te touche.
Des perles de désir irisent ta corolle
Un nectar d’amertume abreuve mon envie
Je récolte les larmes de tes dérives folles
Quand tu me laisses enfin me nourrir de ton fruit.
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