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Je vais vous parler de l’avenir de l’homme.
Ce futur qu’il se bâtit sur les ruines d’un monde
Où la richesse vient de la boue et des ondes.
Un paradis fiscal, bien peu de chose en somme.
D’abord est venu le bois qu’on a brûlé,
Abattu, pour les charpentes, les mâts, les maisons.
Puis il y a eu le papier pour coucher qu’on a raison,
Le chant des tronçonneuses qu’on entend hurler.
Ensuite vint le charbon extrait de la terre,
Avec ses pluies acides et ses coups de grisous.
Que de poussier pour remplir les poches des grigous,
Que de blocs noirs pour les chemins de fer.
Un jour on trouva mieux, le lourd pétrole.
On pouvait faire avec de vrais miracles,
De l’essence, des plastiques, quel spectacle,
Mais tous les pays n’en ont pas, ce n’est pas drôle
Alors on fit appel pour notre électricité
Aux forces du soleil, celle de l’atome,
Sans se rendre compte qu’on est que des hommes
Et qu’électricité, ça rime avec atrocité.
Fort de tous ces avantages l’homme s’est dressé.
Clamant haut et fort qu’il est le maître,
Choisissant ce qui doit ou ne doit pas être,
A faire disparaître toute vie, bien empressé.
Mais toujours tout se paye au prix fort.
Demain nos enfants recevront la facture.
Combien d’or pour un verre d’eau pure ?
Les coupables déjà morts impunis de leurs torts.
Les hommes se déchireront pour du liquide
Mais cette fois-ci ce ne sera pas de l’argent.
Juste ce corps précieux qui aujourd’hui coule à flot
Et qui fait tant défaut dans les régions arides.
Ceci dit, la faute revient toujours à l’autre.
Celui qu’on vilipende pour oublier nos erreurs.
En diluant les responsabilités, on fait notre malheur
Et de l’enfer sur terre les vibrants apôtres.
La question n’est pas : Peut-on revenir en arrière ?
Mais jugez plutôt ; Veut-on aller de l’avant ?
En donnant une chance à nos petits enfants
Où vivre en égoïstes aux cœurs de pierres ?
Malheur à ceux qui assoient leur fortune
En obérant l’avenir de ceux qui suivent,
Sans leur laisser vraiment d’alternative.
Pourrir des millions de vies pour quelques thunes…
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