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Lorsqu’un soir de juillet, pour entendre Chopin
A son tour il entra, dans le conservatoire
En noir de pied en cap, le visage poupin
Un embonpoint léger, mais superfétatoire.
Imprévu mais puissant, pareil au tsunami
L’émoi soudain me gagne, et bientôt me submerge.
Je réalise alors qu’il est plus qu’un ami
Ce séisme il faudra, pour que l’amour émerge.
Pour atteindre le ciel puis la félicité
Il faut donner son âme, et être aimé de même
Nous dit une chanson, avec simplicité.
Voilà le doux refrain, du bien- être suprême.
Mais la vie est cruelle, et ses fils conjugaux
Feront de cette histoire, un conte à sens unique
Car pour moi sont sacrés, tous les liens légaux.
Hélas notre destin, parfois s’avère inique.
L’homme serait aussi, volage papillon.
La musique à jamais, il a pris pour maîtresse.
Comment peut- il aimer, la pauvre Cendrillon ?
Fatalité ! Dirait Vénus cette traîtresse.
Je dois absolument, me rendre à la raison
Pour vraiment oublier, cet amour impossible.
Nonobstant je ne puis, jusqu’à la déraison
Il restera toujours, l’étoile inaccessible.
Constat inéluctable, à me faire endêver
En dehors d’un miracle, une œuvre titanesque.
Au jardin de mon cœur, je me prends à rêver
Comme une adolescente, encore romanesque,
Que mon prince me joue, un concerto d’amour
Enfin pour mon bonheur, nos deux voix se répondent
Vibrant à l’unisson. Merveilleux troubadour,
Sa musique et mes mots, fusionnent et se confondent.
Le 21 septembre 2007
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