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A
L'aune
De tes mots
Ceinturés de soleils
Clairement
Exprimés
Révélés
Démontrés
Je mesure le reste
De ma nuit
Trop longtemps
Entassée
Sous la marbre froide
De ses paupières envahies ...
De ses larmes coagulées ...
De
Peur
Que ce brin
De souffle
Que lui offre ta personne
Ne s'échappe sous ses muscles
Semblable à un rêve princier
Emporté trop tôt
Par les atrocités du réel
Par les nuances de l'existence
Elle laisse derrère elle
Les univers teintés d'arrogance
D'insouciance, de gants perdus ...
Pour se retrouver entièrement
Sous la chaleur nette
De tes ordres assaisonnés
De rayons guerrisseurs
D'eclipses salvatrices, et d'encens purs
Car, ayant trop souffert
Du tort de l'autre bord
Elle ne veut plus faire marche arrière
Plus regarder les sables liés
Crois-moi ... crois-moi
Et que tout tourne contre !
Elle
Se veut être
Un midi perdu
A l'horizon bleu d'or
De ton sourire vivant
Et qui à jamais
Se voudrait être
Bifurqué par les nuages grotesques
Des intempéries radicales
Qui souvent font le malheur
Des coeurs faits pour vivre
D'éternité en éternité
D'infini en infini
Ensemble ...
Elle
Se veut être
Les lacets
De tes souliers
De soie d'amour
Les parois de tes veines de femme
L'ouvrage de tes mains uniques
Frantz Le beau
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