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Le jour brumeux s’achève amer et son combat
Contre l’âme qui fuit les armes du silence,
Se complait à soumettre au tranchant de sa lance
Un sang pétri de froid quand le soleil s’abat.
Une couche trop vaste, aphone, à tout débat
Referme les volets d’une geôle où s’élance
Un cri lourd sous l’horloge alerte qui balance
Jusqu’aux ras du sommeil, l’écho du célibat.
Une larme étouffée, une angoisse, qu’importe
La nuit noire, si noire amoncelle et colporte
Les notes de l’amour qui résonnent ailleurs.
Et l’aurore se lève identique à la veille,
Le soleil ne sourit qu’à ces amants railleurs
Qui pourfendent le cœur et qu’un rire émerveille.
Gigi
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