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Radio days
Un gros meuble de bois à la voix nasillarde
Un oeil vert qui clignote ou qui reste allumé
Des noms sur le cadran, sonorités bizarres
Hilversum, Stuttgart ou Kobe.
Un enfant est assis, rêvant devant la boite
Les parents sont absents; sans but, pour s’amuser
Il tourne les boutons d’une main maladroite,
Il écoute, sans se lasser.
Il entend les speakers, les molles speakerines
Les discours sirupeux
Et parfois, pleins de haine et de rage canine
Les cris d’un dictateur furieux.
Le monde lui paraît une forêt magique
A la faune grouillante inconnue des enfants,
De la boite s’élève une odeur electrique
Les lampes luisent doucement.
Et l’enfant ne sait pas que demain sera triste,
Qu’il faudra se cacher
Pour écouter au loin la voix des hommes libres
Parler de liberté.
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