|

Tant pis pour les silences
Que je n’entendrai pas,
Tant pis pour l’herbe verte
Abandonnée au temps,
Et tant pis pour les rêves
Bien cachés dans mes mains,
Qui ne verront jamais
Les faux jours de ma vie.
Tant pis pour la chaleur
Qui germe dans les blés,
Tant pis pour les départs
Que je ne prendrai pas
Et tant pis pour les rires
Que je n’oublie plus.
En ce grand jour de grâce
Où je vois que mes pas
Sonnent la pluie des heures
Je testamente l’eau
J’expire le soleil et suicide le feu.
Le vent n’a plus de goût
Et je me redécouvre
Pour la première fois.
Je viens de m’enterrer
Dans le calme d’un cri…
LOU
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=louis
|