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Je suis le sombre poète, le grand maître des mots,
Celui qui de sa verve épistolaire, de sa magique plume,
Vous fais passer de la joie, à la plus profonde amertume.
Je suis celui qui fait se pâmer les femmes, fuir les marmots.
Je suis le magicien du Verbe, l’alchimiste de la phrase,
Qui fait peur aux tyrans et redonne l’espoir aux pauvres gens
D’un trait railleur, je boute le monarque, fait tomber le régent.
Je suis celui qui déclame les misères de la vie, avec emphase
Je suis celui qui, comme une puissante lame de fond,
Balaye vos idées préconçues et les précipite à bas,
Qui souffle sur vos yeux pour les ouvrir au débat,
Celui qui vous nettoie l’âme jusqu’aux tréfonds.
Quand la page blanche, devant mes yeux, se déploie,
C’est un théâtre d’ombres que j’y aperçois.
C’est moi qui les anime et toi qui les reçoit,
T’allégeant pour un temps du fardeau qui te ploie.
Ces mots, qui sortent de moi en se tenant la main,
Porteurs d’idées, de rêves, de peurs, mille fois ressassés
Qui emportent pour éclairer l’avenir, la lumière du passé,
Laissez-les filer ainsi liés, qu’ils ne se perdent en chemin.
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