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PRINCESSE D’HIER
Dans la douceur du lit où le drap fait ombrage
Au satin de ta peau gourmande de désir
Ma main s’en vient le soir par de simples passages
Te conduire là bas dans l’antre du plaisir
Sur cet océan blanc où palpite ton cœur
Ton corps est tout offert aux assauts de tendresse
Pour te plonger ainsi dans une folle ivresse
Que tu nommes d’un mot, tu l’appelles bonheur
L’étrange nudité qui te sert de parure
Attise le brasier qui réchauffe mon sang
En le sortant frileux de son morbide rang
Elle attire mon corps dans sa folle luxure
Utilisant sa peau comme une unique armure
Dans nos joutes à deux sur l’arène des nuits
Tu me feras cueillir le plus tendre des fruits
A la porte du ciel sur l’ultime ramure
Et l’aurore déjà perce sur l’horizon
Il nous faut s’en aller braver d’autres tempêtes
Remettre nos amours au clou de la raison
Et garder ces moments dans un coin de nos têtes.
Maîtresse pour un soir, souvenir pour toujours
Ma peau ressent encor le feu de tes caresses
Et mon corps égaré se souviendra des jours
Où je me suis baigné sur tes plages, princesse.
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