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QUAND TOUT PARAIT LIVIDE
Dans ces matins d’hiver où tout paraît livide
Habillé de brouillard ou d’un manteau de brume
Le pauvre cœur meurtri brisé par l’amertume
Contemple les dégâts du néant, d’un grand vide.
Il a cherché l’amour dans sa course insipide
Découvrant les attraits des vieilles habitudes
Sur les chemins pavés de fausses solitudes
Où le rêve est un jeu dans son antre sordide.
Voilà ces faux espoirs qui le rendent placide
Devant tant de tourments, de signes de détresse
Ce petit cœur blessé, ce jour, n’aura de cesse
Que de courir longtemps sur sa route morbide.
Assomme de malheurs qui remplissent de vide
L’existence d’une âme bloquée sur la lagune
Théâtre des jours sans, scène des nuits sans lune
La vie a des matins qui nous rendent avides.
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