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Quand le ciel d’octobre s’assombrit d’un chagrin
Qui vient broyer le cœur et séparer des mains
De nuages et de pluie s’embuent les regards
Déchirant la saison en éclats de mémoire.
Quand le ciel d’octobre au détour du chemin
Vient grossir le torrent des souvenirs anciens
De frissons désespoirs en langueurs infernales
Se fanent l'or des jours et les nuits idéales.
Quand le ciel d’octobre crache son venin
De tenaces brouillards en habits de misère
On se sent tout petit, dans les bras de la terre
Que le vent maltraite en meurtrissant son sein.
Octobre, tu es là, je ne t’attendais point
Tu arrives, il s’en va, ô caprices d’automne !
La tempête a soufflé, repoussant au ravin
Les feuilles d’un été qui tristement fredonne,
Un chant d’amour perdu, boréal, inconstant
Mélodie composée au hasard des silences
Qui n’avait de vrai que sa seule existence
En soupirs de survie, délires inconscients.
Dans l’étau d’octobre, s’il faut que je suffoque
Ce ne sera qu’un mois, après tout je m’en moque
Qu’il s’en aille partout clamer ses oraisons
Novembre guérira l'infinie déraison. 
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