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Il est huit heures
Et je ne rêve plus
Et je ne bouge plus.
La même odeur
De ces excès du soir
Me berce dans le désespoir.
Je n’ai plus rien
Je ne suis plus rien
Je ne veux plus rien
Juste m’assoupir
Un dernier soupir
Et me réveiller
Sous le soleil de juin.
L’herbe sous mes pieds
Le parfum des rosiers
Le melon a la table
Les chansons lamentables,
Et le premier baiser
Que l’on s’est donné
Le matin sur la plage
Me fera sourire
Au premier passant
Me fera lui dire
Qu’il est encore temps.
Mes pas résonnent
Dans cette ruelle
Ils papillonnent
Les rayons des persiennes.
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