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Ami
Transie, frustrée, effrayée, j’attends …
Glacée sur cette chaise je sens que tu vas arriver
Pousser la porte et …. Mon Dieu … cette attente
N’en fini pas, bientôt je saurai
Le bruit de la clé dans la serrure,
La porte s’ouvre, tu es là, tu entres
J’arrête de respirer, une sueur froide dans le dos
J’esquisse un sourire, un bonjour et me lève
Froideur intense, pas un regard, pas un sourire
Pas de bonjour non plus
D’un geste las tu jettes manteau, attaché case sur le sofa
Me frôle sans me voir, et va te servir un verre de vodka
Je fonds, déteint, décline, manque d’air
Les mots se nouent, mon cœur bat à la chamade
La fureur gronde et mes yeux s’enflamment
Tu repasses, désinvolte, te dirige vers le salon, allume l’écran
Je reste figée, absente et tellement présente
Mon sang ne fait qu’un tour, je fulmine
Saisi le sac à main, les clés, le manteau
Sort de l’appartement, claque la porte, et part en pleurant
J’erre dans les rues de la ville,
Le regard troublé par l’eau salé de ma peine
La tête embuée d’incompréhension
Le cœur serré de tant de rien
Je stoppe le moteur, descends du véhicule,
Fais quelques pas dans ce jardin de quartier
Où j’ai échoué. M’assieds sur ce banc
Sous la voûte étoilée …. Cruellement blessée
Aberration, colère, nostalgie, égarement m’étreignent
Je lève les yeux, encore mouillés, scrute ces milliers d’ailleurs
Scintillants et apaisants … ma respiration se fait plus calme
La raideur me quitte, doucement la douleur s’évapore.
Mélancolique, je sonne à sa porte, il ouvre
Me sourit, j’entre. Un regard, il comprend
Je fonds en larmes. Il me serre dans ses bras
Dis des mots doux, console, berce ….
Ami, toi qui sait écouter, apaiser, panser
Ami, au cœur et à la porte toujours ouverts
Ami si cher, précieux, présent, pour toi
Mon cœur à jamais
S.L. le 8 mars 2005
Meriem
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=meriem
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