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Quand la pensée me submerge et me bat les tempes
Que ma salive me fait mal, m'étouffe dans ma vague de fond
Que cette sensation d'évanouissement me fait lacher la rampe
Que des sequelles de cahot m'empêchent de tourner rond
Quand toutes mes confiances ont basculé dans la méfiance
Je me penche vers vous et je vous dis tout.
Lorsque ma joie et mon équilibre cherchent désesperemment l'évasion
Que je me dis que le tribut à payer pour l'insouciance est bien trop lourd
Que j'éprouve une certaine répugnance à me mêler à la foule
Quand mes jambes sont lourdes et douloureuses comme les vieillards
Et que je me retrouve prisonnier de ma vie, dans ce monde d'incertitude
Je me penche vers vous et je vous dis tout.
Quand je masque mes doutes mais que de chagrin débordent mes yeux
Je prends une feuille pour simplement essayer de changer de rêve
Mais le rêve n'est pas de la confection, il ne se fait pas sur mesure.
Alors, seulement, en vous écrivant, je prends l'univers pour témoin
Et je me raconte des histoires, vous prenant vous lecteurs pour les miens
Je me penche vers vous et je vous dis tout.
Alors, vous, vous me trouvez fragile alors que je me sens bien
J'aimerais par mes textes faire briller vos yeux et sourire vos visages
Que mes mots si maladroits s'éclaircissent et soient peints en bleu
Que plus aucune incertitude n'échappe au contrôle de ma raison
Mais j'ai reçu bien des claques de la main du destin, et des magistrales.
Alors je me penche vers vous , comme aujourd'hui
Et je vous dis tout, à contre-jour, à demis-mots.
Patrick le 18 octobre 2007
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