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Dernières baignades
Chez nous, presque toujours, la mer est la plus douce
Quand Octobre se meurt et que Novembre est là
Quand le mistral faiblit, quand la forêt est rousse
Quand la vigne rougit et quand l’oiseau s’en va.
Sur la plage lavée de lumière un peu grise
Le sable parait froid sous les pieds du baigneur,
Mais l’eau est tiéde encore et sa douceur exquise
Nous enlace comme un tourbillon de fraîcheur.
Nous nageons lentement sur une eau cristalline
Le sable blanc du fond se devine, incertain,
Ta main est dans ma main, et la vague est caline
Flottons encore un peu, demain sera demain !.
Nous sommes seuls dans l’eau, la plage claire est vide
Profitons de l’instant, bientôt le jour viendra
Où sous le ciel venteux et la brume frigide
Le soleil et la mer cesseront leurs ébats.
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