|
AUX PORTES DU DESIR
J’irai poser les mains ce soir avec tendresse
Sur les blanches rondeurs que dessinent tes fesses
Car l’amour redevient la source du plaisir
Où s’écoule sans fin le fleuve du désir.
J’arracherai, je crois le plus beau des soupirs
A ton corps en furie porté vers l’avenir
Il viendra me donner dans ces nuits de paresse
Le mystérieux bonheur d’une folle promesse.
A goûter les saveurs, m’en régaler sans cesse
Des sources de ta peau coulant en allégresse
Je deviens le lutin qui viendra s’endormir
Dans la douceur des bras qui me feront frémir.
Je serai le premier à te vouloir maîtresse
Et tu restes pour moi la sublime duchesse
Qui saura pour longtemps me faire rebondir
Car ton visage a su, dans le temps, m’éblouir.
|