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CE SQUELETTE DE BOIS
Il est là sur le quai tout seul et désarmé
Ballotté par le vent et léché par l’écume
Ce squelette de bois aux yeux plein d’amertume
Craque en voyant le soir, l’horizon s’éclipser.
Navire abandonné, ton beau regard s’embrume
En regardant partir le petit goéland
Dans l’ombre calfeutrée du phare qui s’allume.
L’appel d’un coup de vent soufflant sur l’océan
Réveille les ardeurs d’un vaillant capitaine
Qui sortira du port sa grand voile crème
Pour aller naviguer vers le soir se couchant.
Et ce squelette enfin trouvera sa sirène.
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