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Le constat des doléances

le dimanche 04 novembre 2007, à 16:28. Posté par alain


    Bien sûr que je devrais
    Parler de toi comme on supplie
    Pour avoir seulement
    Un jour une heure
    Touché mon corps et bercé ma vie

    Bien sûr que je devrais
    Te remercier comme on s’exile
    Trouver en moi la neige
    Et le besoin de source qui lui sied

    C’est vrai
    L’astre s’entête à briller
    Alors qu’on en connaît la mort
    Le corps persiste à frémir
    Quand déjà la tombe est fermée
    Et du violon vibre la corde
    L’archet de longtemps retombé
    C’est vrai

    Mais où s’en va l’azur en nous
    Quand nuagent les doutes
    Tous les cieux sont amers pour qui ne sait voler

    Je t’ai aimé d’abricot mûr
    La saison ne s’en est plus trouvée

    Je te quitte feuille d’automne

    Le temps c’est un tapis que tisse la douleur
    Il faut toujours être luciole


    2 novembre 2007



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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Dago Laborel le dimanche 04 novembre 2007, à 18:01
ah oui, vraiment beau, il faut toujours étre luciole !!

Niala (espoirs) le dimanche 04 novembre 2007, à 18:55
un jour, une heure reste gravée à vie..

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