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Perdu dans la forêt de ma mémoire, j’oublie le temps qui passe à tes côtés. La sensation étrange d’être en accord avec l’univers, vers toi, vert de moi. Je suis fourbu de marcher à travers les âges, le chemin se perd si loin …noir. L’étincelle qui jaillit de mes rêves me guide au-delà du sommeil, peau parfumée .Tout s’accélère : le vent, le froid de l’hiver. Rien ne gèle nos cœurs, cristal éclatant. Suprême rendez-vous, celui de l'union de nos mains, tu frissonnes d’envie …rouge. Partir… il me faut partir, mais mes pieds sont enracinés, dans ce sol glacé. Tu es si près ! .Tant de fois ton odeur m’a traversé, tant de jours tes mots m’ont bouleversé… incandescence. Je te frôle d'envie…de mes mains. Elles te touchent. L'amour passé, battement d’ailes, je te découvre femme, tu ressens ce mot, tu lui donnes vie, ton esprit rejoint ton corps .Rien ne plus être comme avant, quelque chose m'a changé, tu le sais, tu le vois, transparence... Son regard te transperce, son odeur te berce en son monde, ses paroles t’enivrent, tu es aimée. Aimée enfin tel qu’il peut te voir, tel que tu aimes être regardée, tu es toi dans son pays coloré. Rien, il ne veut rien… juste toi, là à ses côtés pour admirer, les étoiles dorées, le bleu de la mer ... Tout s agite, le temps passe, tu es loin de lui. Le manque t’attire dans la nuit, rêve désiré. Un frisson te parcourt, fil fragile …où ton corps explore chaque recoin de ton désir, petite poésie .Tu imagines sa main, se lier à la tienne… ensemble, elles apprennent leur partition, corps libérés. Chaque morceau de lui devient un morceau de toi, l’air est inconnu, mais il t’obsède … à lier. Chaque note qu’il t'inspire, renvoie le silence dans les ténèbres. Il est ta mélodie, à jamais. Le chant des papillons ballotte tes nuits agitées. Sa pierre portée accompagne tes insomnies. Le temps n’est qu’une fuite pour tous ses amants, chacun convole au-dessus des montagnes. Il faut pourtant attendre, où se séduire encore, là où les autres cèdent d’envie, mais rouge feu….Tout devient écarlate ...l’amour est à ce prix, pas de bataille sans combat, rien ne se perd. La sensation d’une femme monte en toi, ton appétit devient ardent, mais la lutte est belle. POURQUOI, ce simple mot, est là posé dans le crépuscule, il t’emprisonne certains jours ? Ta lutte est vaine, chaque fois que tu le respires, tu oublies...la porte des possibles s’entrouvre. Mais lentement tu le vois disparaître dans la nuit, le bleu devient noir, des pas au loin… .Un bruit dans la forêt te ramène, au premier jour, où tu l’as imaginé près de toi, inconscience… .L’amour ne peut être là, petite question sans réponse, pourquoi lui, ici et maintenant, tournis…. Il est en moi, résistance inutile, mon corps réclame, ma tête explose, le vide est là devant moi .J’hésite, le cœur est une histoire, où des mots se croisent… .Je sais, oui je sais, mais le mot fin me terrifie, l’amour se dévore, se boit, il est mon festin …..JB
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