|
L'étang sur la vallée jete un regard dangereux
Persiflant de son eau sournoise les terres nues
Dans l'attente d'un faux mais fou printemps nuageux
Où se réjouissent les vents d'un hiver inconnu
Dés à présent tout se fige à l'horison doré
Car au loin la profonde Vénus lève son voile
Et se contemple sur la surface plane ambrée
Dans ce sombre habit de veuvage enchâssé d'étoiles.
Princesse venue du fond des âges de l'oubli,
Tu te meurtris pour cet amour créant l'aventure
Où tu te berçais dans une puissante folie
Révassant aux joies de frôler ces vertes patûres.
Mais maintenant parcourant un monde de silence
Tu luis d'une extrême pâleur aux plies des nuées
Qui te regardent t'éffondrer dans une souffrance
Jouant de tes joies comme d'une prostituée.
|