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Dans une cave poussiéreuse rempli d’objets,
Un vieil alchimiste conserve ses trésors.
Des grimoires reliés de cuir décoré d’or,
Des fioles bien lourdes et des rouleaux légers.
Des pots remplis de poudres précieuses
Côtoient des mortiers avec leur pilon,
Des mesures en étain, des outils en laiton
Témoins de moult recherches ambitieuses.
Des recueils de magies aux paroles malines
Se prélassent sur des icônes sacrées éparpillées.
Reliques par ses ancêtres aux temples pillées
Leurs gardiens tués par des épées assassines
Mais le vieux sage ce matin est mourant
Ses poumons remplis d’eau refusant tout usage
Il s’apprête à partir, bien sûr sans bagage
Vers ce lieu où on évite d’aller en courant.
A son fils aîné effondré à son chevet
Il confie à voix basse alors un terrible secret
Derrière une tenture dans une niche consacrée
Gît un coffret qu’aucun autre ne doit trouver.
Il s’agit là, dit le vieillard chenu, d’un fléau
Qui apportera au cœur des autres la haine
Un talisman qui peut corrompre l’âme saine
Pour nos frères un horrible et lourd fardeau..
Il vient des temps où l’Homme était plus fort
Quand les grands anciens régnaient en tyran.
Avant que ne soient clairsemé leurs rangs
Dans les maladies et les guerres, funeste sort.
Ils n’ont laissés que ruine et tout à redécouvrir.
Je te confie ce que depuis tant d’années je celle.
Cet objet arraché à Satan, démoniaque parcelle
Qui a ruiné le monde et fait l’Homme mourir.
Le vieux singe alors rend son dernier soupir
Son fils trottine vers la cache et soulève le voile
Il sort le coffret de son linceul de toile
Et soulève doucement le couvercle, prêt au pire.
Il est là, semblant bouger dans l’éclairage blafard,
Couché entre deux épaisses plaques en verre.
Il semble pourtant inoffensif ce rectangle vert,
Ce petit bout de papier où on peut lire dollar.
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