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Bercé par de terribles ondes, l'amour
S'éprit d'une âme au troublant destin
Où seul un instant s'envola pour toujours
Aux croisées de ces journées sans nul matin
Pour ravir tout ce qui lui restait de beau,
Beau dans le noirceur de ses sombres ténèbres
Où voguait un fantômatique vaisseau
Sur une mer sombre à l'allure funèbre.
Mais cet amour, qui s'en vint tout embellir,
Semble reparti, l'espace d'un soupir,
Sans l'âme noire dans la sombre souffrance,
Vers d'autres Cieux, vers un autre doux silence,
En le laissant à jamais seul face aux peurs
De son âme noircissant l'effroi d'horreurs.
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