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IL EST PERDU D’OFFICE
Regarder ces wagons qui traversent la France
Sous les regards meurtris de nos gares livides
Ils semblent désolés de rompre le silence
D’un désert moribond aux avenirs sordides.
Dans ces vieux murs figés il traîne l’innocence
De ces postes cassés par amour du morbide
Fantôme d’un passé qui marque sa présence
Par le clou qui retient le cadenas splendide.
Otage d’un présent aux mille maléfices
Le vieux quai se dégrade au pied du sémaphore
La plaque du carré perdant ses artifices
Car sa tôle se rouille et se détruit encore.
Au paysage amer vendu par forfaiture
Au petit roi mesquin surnommé bénéfice
Tu n’auras plus d’argent, terminer l’aventure
L’avenir est bouché, il est perdu d’office.
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