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Le monde, à jamais, m'est interdit,
Encore moins les plaisirs d'ardoir.
Solitude, pleurs et "le Maudit"
Ne seront qu'une peine à pourvoir.
Par ma faute l'amour est arti.
Le coeur en berne, j'en suis peiné
De n'avoir pas su, d'être sorti,
Sorti de ce jeu de force-né,
Où, de ce pouvoir inassouvi,
Je me suis vu à jamais lier,
Partageant cette ombre asservie
Qui n'est autre que moi, sans nier.
Un temps de désolation s'acharne
A rompre ave ma vie pour toujours
Pétrifiant mon corps comme une carne
D'où coulent les larmes d'un Amour
Qui s'éteint avant de commencer,
Sans l'ombre de ce doute qui plane,
Damnant le poète sans forcer
Sa vie, qui, à jamais, se pavane,
Se croyant un Dieu sans en être un
Et d'être un homme sans le croire.
J'erre dans ma vie façon chacun.
Je fuis cette mort sans trop y croire.
J'ai traversé ce miroir antan
Et le retour m'en ai interdit
J'y ai regardé bien tant d'amants,
De maîtresses aux regards maudits
Qui ont perdu leurs âmes, leurs envies,
Afin de pourchasser un doux rêve
Et qui leur en a coûté la vie
Pour avoir frôlé le plus grand rêve,
Celui que l'on surnomme Passion,
Mais qui n'est autre que cet Amour,
Celui qui se lige par l'union
Pour oublier d'être pour toujours.
La passion a meurtri ma folle âme,
Se confondant d'avec une cendre
En brûlant mon coeur pour cette dame
Dans les Enfers comme on peut descendre.
Seul, maintenant, j'erre au souvenir
Un instant sur ses doux lacs d'azurs,
Gravant en ma mémoire son sourire,
Sourire qui hélas vit, perdure. 
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