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Ils se croient malins, voire même intelligents
Se prétendent humains, et jouent les philanthropes
Ils pensent tout comprendre, mais ils ne captent rien
Ils n'imaginent pas la pitié qu'ils provoquent
Ce sont de pauvres gens, je dirai des ignares
Que le bon sens d'autrui, protège de la honte
Camouflés à l'extrême, sous leur faux air bonnard
hypocrites absolus, se berçant dans leurs contes
Il faut se méfier, ô combien de ces êtres sans personnalité
Ces petits riens du tout, avides de caractère
Que notre gentillesse, parfois exagérée
Se laisse apitoyée, devant tant de misère
Attention ! Aux services rendus qu'ils vous proposent
Ce sont autant de pièges, autant de lâcheté
Car ils se doutent bien, que leur "être" morose
N'inspire que le néant. Ils misent sur la bonté
Peu à peu, je dois dire, qu'ils arrivent à leur fin
Vampirisant vos mots, mimant vos faits et gestes
Chaque jour un peu plus, ils plongent dans le bien
De votre façon d'être. De vous, ils font la quête
Vous devez en connaître. Ils sont souvent discrets
Rien en eux n'éblouit. Rien ne prouve qu'ils soient là
L'ombre qui leur fait tache, en vous vient s'abreuver
Jusqu'à ce que repus, ils osent lever la voix
Lever la voix. Que dis-je ! Imiter un langage
Singer une opinion, qu'ils ne soupçonnait pas
Votre fréquentation, votre aura, votre image
Leur ont donné des ailes, sans le mode d'emploi
Tout comme la grenouille, de la célèbre fable
Ces pâles usurpateurs, auront la triste fin
Abrutis de nature. De naissance minable
Leur rôle n'est qu'un rideau, qui cache le pantin.
©Jeannine Bartes
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=afleurdepeau
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