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Le vent m'apporte l'angoisse solitaire.
Seule une vague de sang est salutaire
Pour cacher sous un masque la peur, l'horreur
Souffle étrange naissant sous cette terreur
Elle vous agrippe, elle vous tient au ventre
Tourbillon qui m'entraîne par son centre
Vers lequel je m'abandonne toute prise
De voir chavirer dans cette douce emprise
L'instant sombre de ma terrible pensée
Qui semble être d'elle-même pourchassée
Par cette étrange chevauchée fantastique
Par cette angoisse solitaire mystique
Mais qui a fuit à jamais et pour toujours
Dans le sillage blanc, doux de nos Amours! 
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