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Il n'y a plus aucun bruit dans ma bulle chimèrique
Paralysé et sans joie, s'étouffe mon dernier cri
Dans un dernier mouvement, je ralentis ma vie
Mon affliction, ma crainte du combat Homèrique
Tous ces anciens symboles de mes luttes antiques.
A l'ouest du néant j'y ai chassé mon vieil ennui
Trop de bouleversements et plus assez d'envies.
Je suis ce vieux pasteur qui en oublie sa foi
S'évadant de lui-même,de ses regards sans joie.
Je suis d'un autre temps, imbibé de noble culture
Tourbillonnant dans ce présent, en pleine déconfiture!
A l'ouest du néant, je ne crois plus aux faux Dieux
Aux paumes ensanglantées de ce lointain aïeul!
Les seules ressurections sont celles de l'esprit
Dans cette mondialisation qui sélectionne et trie.
L'empreinte de mon present affaiblit mon passé
Arraché de mes rêves, ma douleur s'est ravivée;
Je m'accroche aux rebords d'un esprit Cartésien
Qui subit les épreuves, dévolues aux seuls humains
A l'ouest de mon néant, il est difficile de croire
Aux ultimes mystères d'un hypothétique divin
Car il y a trop de miséres qui me prennent à témoin.
Assis dans mon confort douillet , un stylo à la main
Paradoxalement humain et heureux de l'être,
Dans mon virtuel paradis je dénonce les enfers
Soumis aux tentations, je ne puis m'en défaire.
Bientôt un autre Noël, aux budgets sacrifiés!
A l'hôtel du plaisir des dépenses irraisonnées.
A l'ouest du néant, éternel recommencement
Alors si je dois croire, je le ferai, par défi. 
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