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Île d'eau : Fontaine de silence

le lundi 26 novembre 2007, à 22:32. Posté par theo ou jihem


Fontaine de silence


Tu acculais le doute de la main,
Il finissait sa route dans un coin,
Au souffle du lit.
Tu gouvernais la nuit de ta lumière,
Tu subjuguais le temps qui se sauve,
Il s’arrêtait.

Ma main passe sur la taie de l’oreiller sourd.
Qu’il est lourd le regard quand la fièvre s’est tue !
Je baise le souvenir d’un rêve, l’île déserte du ventre,
Plainte calme du soupir.
Je voulais être torrent et je ne suis qu’un ru.

Fontaine de mes nuits,
Tu perles le silence ;
Et plus la nuit avance,
Plus s’exile ma soif.

Ma rivière et mon ciel et ma chute
Se lisaient dans tes yeux.
Tu les as détournés.

Qu’il est lourd le regard quand la fièvre s’est tue,
Fauchée par le hasard.

Tu es fontaine, fontaine de silence.

*

Il me revient pourtant un velours ;

Celui de tes yeux de serment brun,
Celui de ta main retenue ;

L’émail de ton rire à mon rire accordé,
Une chaîne de rêves escaladée à deux,
En cime l’avenir, la vallée du passé.

Le vertige à t’attendre cessera-t-il un jour ?
La fontaine d’amour que l’automne surprend
Peut réapprendre l’eau, et pleurer sur ta joue,
Et ma main s’avancer…

Quand, le doute aboli,
Nous finirons la route
Au souffle du grand lit,
Le temps mis en déroute
Et la nuit gouvernée,
Ta fontaine vivra.


Novembre 2007


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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
Niala (espoirs) le mardi 27 novembre 2007, à 10:15
es tu sur que la fontaine s'est assécher !!

Léon le mardi 27 novembre 2007, à 17:06
Cher Théo, ta source intarissable saura réapprendre l'eau à cette fontaine.

Dago Laborel le mardi 27 novembre 2007, à 17:29
superbe dans son rythme à "pas variables", l'émtion s'en dégage à chaque instant. et puis un vers comme ; qu'il est lourd le regard quand la fièvre s'est tue, un régal !

Théo le samedi 01 décembre 2007, à 10:39
Bonjour Niala :) On n'est jamais sûr, non ... L'eau peut ressurgir et couler vive à nouveau ! :) Merci de ton passage

Théo le samedi 01 décembre 2007, à 10:41
Bonjour ami Léon :) Me voilà sourcier maintenant :)))) Merci à toi, amitiés

Théo le samedi 01 décembre 2007, à 10:42
Cher Dago, j'aime bien le "pas variable", c'est un peu le pas du coeur :) Mes amitiés

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