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Le théâtre était vide, déserté de ses âmes,
De ses piles d’amplis qui faisaient des montagnes ;
Les murs étaient les mêmes, un bien étrange charme,
Reculé aux confins de souvenirs qui stagnent.
Et de tous les visages croisés en cet endroit,
Les musiques endiablées pendant des nuits entières,
Sans plus rien d’artifice, un échange de rois,
Tous au bord du canal qui faisait sa rivière.
Et puis que des idées, dans des têtes d’artistes,
De leur diversité qui faisaient des magies,
Je me souviens de tous, qui entraient sur la piste,
Pour parler de la vie, brûlés ou assagis.
Et puis rien que du vide, ce soir, tout est parti,
Ils sont où tous ceux-là dont j’ai croisé les rires ?
Un pincement au cœur, quand même un peu meurtri,
J’imagine plutôt le meilleur que le pire.
D’ailleurs il y avait là, presque en toute évidence,
Quelques livres oubliés que je reconnaissais ;
Le temps fait son malin, il manque de patience,
Et pousse chaque instant d’un mouvement pressé.
Le théâtre était vide, ce soir, que de l’espace,
Et quelques vieux bouquins qui ont pris toute la place.
141005-01
http://fr.youtube.com/watch?v=2oP2v05JqXU
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