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LES HORRIBLES COMPLAINTES
Ecoutez donc ces cris, ces horribles complaintes
Que rapporte le vent dans le petit matin
Les larmes des enfants que tenaille la faim
Sont les bruits revenus par-delà nos enceintes.
Mais combien d'entre nous entendrons cette plainte
Nous qui mangeons sans fin dans d'immenses festins
Irons nous secourir tous ces êtres humains
Qui meurent sans témoin, qui crèvent dans la crainte.
Quand le bruit du canon nous laisse ses empreintes
Par linceuls déposés sur le bord des chemins
Sommes nous donc trop sourds devant l'homme qui geint
Pour ne pas écouter ce cri sans demi-teinte.
Combien nous faudra-t-il de ces tombes repeintes
Pour nous ouvrir le cœur, enfin tendre la main
Pour aider tous ces gens qui n'ont plus de demain,
Ceux dont les libertés demeureront restreintes.
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