|
Je vais vous mettre au "vert", demande explication
Ce mot qui paraît simple peut vous mystifier
La façons de l'écrire défini sa fonction
L'attention est de mise on vas versifier
Nous allons débuter par un verr' entre amis
Il s'agit dans ce cas d'un gobelet pour boire
Pourtant je sent déjà un doute m'envahi
Ce pourrait être aussi des lunettes pour voir
Voici pour vous aider des détail sur la chose
Le vert dont il s'agit ne se consomme pas
Il sert parfois d'écrin à des bouquets de roses
En offrant un contraste à leur teint délicat.
Pour sur je me trompais je faisais fausse route
Il s'agit donc du vert qu'apporte le printemps
Ce tapis verdoyant dont l'odeur nous envoûte
Chasse le froid d'hiver d'un revers de beau temps.
Faut t'il m'incriminer si j'entend à l'envers
Ne vous énervez pas, je vous sent versatile
Car ce vers vertueux a des travers pervers
Il change d'orthographe mais façon subtile
Celui dont vous parlez est vivant et point vert
Il ne sort que la nuit car le jour c'est l'enfer
Traqué par les pêcheurs ses sadiques pervers
Qui cherchent a l'empaler sur un crochet de fer.
Le vers qui nous occupe connaît pas de limite
Pour qui sait le dompter c'est un contre pouvoir
Il n'a rien d'un appât pour débusquer les truites
Il détient les secrets de charmer , d'émouvoir.
Ces vers demain groupés en une poésie
Soulageront le mal en disant des mots doux
Seront l'esprit d'un hymne contre la tyrannie
Serviront d'exutoire à l'auteur qu'on crois fou.
Faut-il dire deux mots des poésies perverses
Ressassées psalmodiées en groupe très souvent
Qui nous parlent du bien mais agissent à l'inverse
Pour former des adeptes par conditionnement.
Quant les vers dévoyés servent à asservir
Dans les mains des gourous des mages des tyrans
Contre l'obscurantisme il nous faut réagir
En déversant sur eux des flots de verts luisants.
jaffa le 4 mai 07
|