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Une entrée dans un parc
Puis dans un bâtiment
Qui n'a rien d'inquiétant...
Des couloirs, des hommes, des femmes en blanc.
Des gens hagards, certains souriants
Aux démarches chancelantes,
Parfois hésitantes.
Quelques pas vers un bureau,
Un accueil ni froid, ni chaud!
Inventaire du sac,
Téléphone confisqué
Juste pour faire la paix,
Couper les bruits de l'extérieur
Pour n'entendre que les siens,
Ceux de l'intérieur,
Ceux qui cognent et résonnent...
Pour leur apprendre à se taire
Et à disparaître.
Voilà, on y est.
Bout du couloir, chambre 17,
Murs nus, un lit qui attend de nouveau,
Un patient ou une patiente...
C'est le début du traitement
De rester là seule,
Toute seule,
Terriblement seule
A se demander, effondrée
Mais pourquoi, pourquoi
Ces errances de la vie,
Cette souffrance qui poursuit,
Ces angoisses qui tétanisent,
Ces étaux qui serrent et serrent toujous plus,
Et ces envies de disparaître ???
Chambre 17 est là pour ça,
Pour arrêter le temps à cet endroit là
Et remettre en place
Ce qui ne va pas.
Régulièrement, quelques pas feutrés
Arrivent avec un verre d'eau et des comprimés,
Qui me sortent momentanément
De ce sommeil artificiel dans lequel on m'a plongée..
Et puis, après un certain nombre de jours,
Un arbre qui secoue ses branches attire le regard.
Chambre 17 a une fenêtre
Qui attire l'oeil de plus en plus souvent...
Et par cette fenêtre, au fil des jours,
Les feuilles de cet arbre changent,
Elles étaient jaunes, tournent au rouge
Ou plutôt étaient-elles rouges et tournent au jaune?
Mais qu'importe, elles vont bientôt tomber...
Des sensations reviennent,
Des émotions s'invitent,
Les lourdeurs semblent s'alléger.
Même si la démarche reste hésitante,
Encore chancelante,
Au moins l'envie de marcher est-elle là.
Le temps s'est écoulé
Dans cet univers feutré
Mais nécessaire pour commencer à s'accepter.
C'est le début d'une longue convalescence
Qui va demander beaucoup de patience ,
Pour apprendre à se reconstruire.
A mes amies
Qui m'ont aidée à m'accrocher
A ce fil de ma vie devenu si fragile,
Merci.
Merci aussi
A mes fils
Qui m'ont montré tant d'amour
Et qui ont renforcé ce fil
Qui ne demande maintenant qu'à tenir.
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