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Mer
Mon songe me conduit chez toi
Je contemple au dehors les bateaux
Couchés sur leurs flancs
Attendant la mer argentée
Elle n’ apparaîtra pas sans doute
Mais se rêve est doux
Vision éphémère illusionnée
Alors j’écoute son flot, son clapotis
Il me berce ,moi l’enfant
Le petit être de cette plage
Qui tente inlassablement
d’édifier son frêle château
ta douce mélodie
me ramène à la frontière
d’un monde où je suis né
un univers parallèle à toi
ton odeur aigre-douce
si singulière , celui d'une mer
tout m’attire vers toi
l’appel du large, la liberté
j’ai puisé en ton sein
le lait qui m’a embarqué
vers ces contrées sauvages
vers ces lieux libérés
de la mer morte immobile
à la mer rouge agitée
tout homme ,tout femme, tout enfant
dans un recoin de son cœur élimé
rejoint la mer qui l’a porté
à vous toutes
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