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Destin est-il Skuld ? (Pant)

le lundi 10 décembre 2007, à 18:53. Posté par COLLECTIF (auteur : Pant)




    Tu parles de départ comme si tu étais le javelot à la pointe d’or qu’un ange mauvais voulait lancer loin de moi tu pares le départ après le sourire pour adoucir pour repousser mes craintes et les tiennes tu arrives là et tu parles de départ je n’ose pleurer le moment ou tu pleureras d’arrivée perdue dans ton départ je n’ose déjà pleurer moi encore que partir c’est mourir un peu combien de kilomètres pour disparaitre à tout plein ? Série noire pour une ile noire mon coeur qui se consume ou redevient cendres oui je l’avais noté dans cet arbre sur une feuille passante vers la branche du sud dans mon grand hêtre ou mon haut frêne, Yggdrasil axe vertical du monde quand le mien vacille au propre

    Vers quoi, vers où, vais je tomber de l’amour vers l’abandon de l’abondance des mots vers la sècheresse de la vie vers la mort vous qui entrez ici laissez toute espérance dans la nuit qu’elle n’occupe pas tout devient rance

    Comme le dit le Voluspa :

    D’ici vinrent les filles
    Savantes en toutes choses,
    Trois, venant de la mer,
    qui s’étend sous l’arbre;
    L’une est appelée Urd,
    Verdandi l’autre
    - elles gravaient des bâtonnets -
    La troisième est Skuld:
    Elles ont fait les lois
    Elles ont fixé les vies
    Des fils des hommes



    Quelle est la couleur de mon fil Urd ? Aurai-je le droit de mourir debout et droit où tomberai je comme Yggdrasil
    Quelle est la douleur de mon fil Verdanti, arrives tu à tisser mes larmes ou font elles riper le tissage des destins, la grande toile fait elle se croiser quelques fils avec moi, de la couleur ? Du blanc ? Du noir ? Des bulles bleues des nuées de savoir ?

    Skuld toi qui porte le devenir de tous, promets moi de le couper celui qui est mien quand la douleur sera trop forte, promets moi de regarder aussi avec un sourire les quelques moments d’avant, j’essaierai de rire, de faire rire, d’aimer passionnément jusqu’à la fin.

    l’humain ne vit pas plus d’une fin de jour
    après le verdict des Nornes.

    Et un extrait du Kanteletar parole de fertilité qui est contrepoint par là on passe de la Série Noire à la Série Blanche

    Elle arracha un bâton de la lande,
    Une branche de pin tordue de la colline,
    Et abaissa le fruit avec ce bâton;
    Le fruit toucha terre.
    La plante s’éleva alors de la terre
    Vers ses chevilles
    Et de ses chevilles
    Vers ses genoux purs
    Et de ses genoux purs
    Vers les brillants ourlets de ses jupes,
    S’éleva de là vers la boucle de sa ceinture
    De sa ceinture vers ses seins,
    De ses seins vers son menton,
    De son menton vers ses lèvres;
    Sur ses lèvres, elle s’arrêta
    Puis vrilla dans sa bouche,
    Oscilla sur sa langue
    De sa langue au fond de sa gorge,
    Enfin le fruit tomba dans son ventre.

    De la fin nait tout un commencement.



    Pant .07
    http://pant.savarts.com/




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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Taj le vendredi 14 décembre 2007, à 02:18
Et tout commencement a une fin....Amitiés Poétiques.

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