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La poésie s'éveille...
Englué d'apathie, empoissant de mollesse,
Je gis, là, tel le tas de gravats d'un chantier.
Mes genoux sont si mous qu'ils en sont liquéfiés.
Point d'allégresse ici, toute ardeur est en pièces.
De ce lieu affligeant où moisit ma paresse,
Où toute activité a été congédiée,
Je croupis fermement, tout entrain est en laisse,
Et cherche flasquement de quoi moins m'ennuyer.
A ce point du récit, jaillit dans le lointain
La menue mélodie, le couplet, le refrain.
Je la bois lentement comme un vin de voyelles.
C'est un doux firmament éludant ma torpeur,
Un bon enseignement diffusant ses saveurs,
La poésie s'éveille, éclipsant le soleil !
Lionel
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=lloiseau
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