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Ma douleur
Comme le temps est misérable,
Qu'aiguillons que meut le soleil
Que loque qui voile l'éveil,
Je marche! je marche! Inlassable!
L'horizon, lumière nacrée!
Je marche tel un long chemin,
Poème oublié sur parchemin,
Vers ce lieu où l'âme est sacrée.
Vers Toi la douleur bien cachée,
J'irai pour lire ta couleur,
Celle que le temps sans valeur
Avait dépeinte puis lâchée.
Au fond de Toi, gît un trésor
Cher, somptueux, clair, qui perdure
Luisant coeur où vit la brûlure,
Soif d'une main de réconfort.
Arrose ton jardin de pleurs!
Sont féconds mes yeux, ta rosée.
Sois douce rose, reposée,
Je suis bouture de tes fleurs.
Le temps passe comme un nuage!
Mes yeux au firmament figés,
Soupirs en mon coeur érigés
Sont tes yeux, regard sans visage.
O ma douleur inconsolée!
Taj
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