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Jouer de mots et de syllabes
Musiques articulées, partitions encrées
S'envoler dans l'étrange astrolabe
Aux parois cuivrées et calligraphiées
Entre temps et contre-temps
Enluminer le simple papier
De pensées arrachées aux pensées
Ouvrir à l'autre, les portes du sang
Ecrire...
Comme je l'ai fait
Les ombres de Vie
Les aléas, les douleurs intimes
Les saisons froides et les abîmes
Ecrire...
Pour ne plus craindre les peurs enfantines
Déposer là, les veines fines
Les aspirations de l'étrange âme
Trop souvent meurtrie aux chants des lames
Ecrire, comme une inspiration d'air pur, dans un seul mouvement, sans plus de reflexion
Frôler, parfois atteindre l'état second, planer, voler
Ecrire d'un doux toucher, presqu'une douce caresse
Le plus loin des pensées, le profond des folies
Ecrire, comme une expiration d'amour pur
Sans attendre les délicates éloges
Ecrire pour dire les peines, les douleurs, ombres et noirceurs
Et surtout pour te dire, Mon Ange-Douceur, combien tes mots sont
Uniques éclats dans ma petite vie au passé sans amour...
J'écrirais encore
Les ombres détestables de ce monde pervertis
Les travers de l'Homme sûr de lui
Que l'Alceste qui sommeille en moi, aime à haïr
Mais encore plus, encore et encore
J'écrirais les murmures et les chuchôtis
Echangés aux heures tièdes, aux doux lits
Mon Ange-Amour
Je te le dis
Je t'aime...
Comme je ne l'ai jamais écris...
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