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Le silence est présent prenant toute la place
Et puis tous les non-dits noyés en un bassin
Qu’on se renvoie encor le gouffre est abyssin
Comment sauver l’amour sans perdre un peu la face
Le temps est suspendu, tout le désir s’efface
On se tait maladroit on joue au spadassin
S’essayant au combat l’âme d’un assassin
Et s’achevant têtu perdant toujours la trace
Puis reste le constat des dégâts souterrains
Ceux que l’on négligeait affectés souverains
Quand l’humeur défiante élève une barrière
Le mur se fait prison l’heure est à l’abandon
Mais perdure têtue aguichante guerrière
De discorde en querelle il passe le pardon.
Brigitte
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