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Tourne roule mon cœur
Tournez boulez mes heures
Au dancing de la vie
La grande sphère à facettes
S’est enflammée de mille reflets de fête
On dirait une chaleur
Qui en remontre à la chaleur
Des rocs s’enroulent au grand tango des laves
On dirait que d’un volcan la bouche a faim de feu
Tourne roule mon cœur
Tournez boulez mes heures
Encore toujours en chœur avec le tien
Yaël
En corps à corps avec le mien
Je n’ai rien fait
D’autre qu’attendre
Le vert à vif de tes yeux
Et les oranges de tes seins
Musique musique ton corps
Mélodie la courbe de tes reins
Tu es l’insensée sonate que je veux swinguer à jamais
La mélopée magique de la peau qu’on caresse
Le grand jazz des vents
Et des cuivres du soleil
Je t’aime comme on crée l’univers
Je t’aime comme on bouleverse le monde
Comme la neige au printemps
Comme l’automne en avril
Comme l’hommage enfin rendu
A tout ce qui restera pur et beau
Je t’aime comme crépitent des feux les soirs de mi-juillet
Je t’aime comme
Tourne roule mon cœur
Trois-cent soixante et des millions de fois
Je chante sur ta chair
Mon chant couvre ta peau
Je suis l’archet qui se pose
Et mi la ré sol dièse
Sur la corde de ton corps
Je suis la langue d’ébène et d’ivoire qui mange tes hanches
Je suis le frémissement des sons dans l’harmonie de tes cuisses ouvertes
Tourne roule à tout jamais mon cœur
Et que les sambas de l’infini
Sol si ré sol
Nous enchantent le quotidien
22 décembre 07
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