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Après trois ans, d'errements,
"Pour qui sonne le glas" ?
A chacun sa rupture, sa déchirure,
Lorsque l'Amour s'en va
Il faut bien le suivre,
Aller où vont ses pas
Pour peu qu'il vous délivre…
Ivresse provisoire, d'un quotidien trop lourd
Unique échappatoire d'un destin bien sourd
La vie et son cortège, de contraintes et d'ennuis
De folles promesses, de soudaines envies
Font un bien drôle de manège
Qui tourne toujours,
Et nous tout autour…
Gare de l'Avenir, nous avions deux billets
Mais le convoi a stoppé, au chemin de cassure
Laissant sur la voie ferrée, nos rêves sans toiture.
Après trois ans, d'errements,
"Pour qui sonne le glas" ?
"Quai des Brumes", je n'oublie pas…
"Le jour se lève", un autre sans toi
Et si le train des adieux siffle encore,
Déchirant mes aurores
C'est dans son cri perçant que résonne
"Si toi aussi, tu m'abandonnes"
Bonheur en enfer, tant qu'il y aura des hommes
Amants éphémères, vendangeurs amers
Des "raisins de la colère".
Les oiseaux du paradis ont volé la lune rousse
Les belles Fées du mercredi, ont " la mort aux trousses"
L'espoir monte là-haut, prend l'"ascenseur pour l'échafaud"
Même "l'Ange bleu" des nuits frissonnantes
S'évanouit sans un cri, au ciel de tourmente
Murmurant "Les Dix Commandements"
A L'oreille du vent.
Drôle de cinéma
Que cette vie là
Qui tristement se désarticule
Sur un morceau de pellicule.
(Février 1987)

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