|
LA LUMIERE QUI LUIT
La lumière qui luit au fond de tes beaux yeux
Me semble quelquefois perverse et insolente
Tu traverses le temps de façon indolente
Candide, tu poursuis ton chemin hasardeux.
Tu croques dans les jours un peu par gourmandise
En gardant les saveurs des princes passagers
Pour ensuite partir sans le moindre regret
Te régaler ailleurs d'une autre friandise.
Ingénue, ô combien ! Sans port et sans attache,
Tu files dans le vent de ce triste univers,
Recherchant le bonheur même le plus pervers
Pour gaver l'appétit de ton petit cœur d'Apache.
En belle pour un soir tu deviens cet otage
De l'amour au grand A de ta folle passion
Echangeant un baiser pour vibrer de frisson
Tu ne laisses après toi qu'une superbe image.
Princesse d'un instant d'un monde merveilleux
Tu délaisses pourtant les fastes du mariage
Ne restant pour nos cœurs qu'un espoir, qu'un mirage
Lesquels s'effaceront dans le matin frileux.
|