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Chaque jour que Dieu me prête,
Tous les matins en me levant,
J'ouvre en grand ma fenêtre,
Je regarde de loin le champ.
Pour voir le paysage agreste,
Je me languis du printemps,
Aujourd'hui un matin de fête,
Je le regarde comme à chaque fois.
Je suis restée un peu perplexe,
Voyant une pâquerette dans le champ,
Triste et seule comme une fillette,
Qui attend le retour de sa maman.
Elle avait sa corolle ouverte,
Et tous ses pétales en sang,
Qu'as-tu ma jolie pâquerette,
Aurais-tu besoin de moi ?
Qui t'a blessé ma fleurette,
Qui a osé te faire ça !
Ce sont des grosses baskets
Me disait-elle en gémissant.
Des randonneurs en salopettes
Qui se sont posés sur moi.
J'ai crié très fort, mais en faite,
Ils n'ont pas entendu ma voix.
Si la nature est si bien faite,
Pourquoi nous petites fleurettes,
Finissons toujours comme ça
Ecrasées par des baskets
Des petits comme des grands.
Et par toutes ces bicyclettes
Qui roulent même en leur interdisant !
Sur la pelouse fraîche et verte
Nos têtes nous écrasants,
Pauvre de nous les pâquerettes !
Qui embellissons les champs.
Paquita
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