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LA LUXURE
Au diable la pudeur, pourvu qu'elle ne blesse,
Pour parler de luxure, je vois, je le confesse,
Une rime facile, faut-il parler de fesse ?
Sans choquer j'essaierai d'en tenir la promesse.
Si toute œuvre de chair aspire à la jouissance,
La luxure à elle seule n'est rien que dépendance,
La tyrannie du mâle face à l'exubérance
De la femelle avide appelant sa semence.
Je ne verserai donc pas dans l'obscénité,
Ça me rappelle trop un certain Dorian Gray,
Qui a donné sa vie contre tous ses péchés,
Comme quoi la justice, parfois, fait son métier.
Ne nous étendons pas sur ce vil péché là,
D'autres l'ont fait ou le feront bien mieux que moi,
La quête du plaisir n'est pas une fin en soi,
Et s'oppose à l'amour, en tout cas, je le crois.
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