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La table
La table de jardin est seule,
Isolée, loin du linceul,
Immobile, à s'en rendre folle,
Elle pleure, rougit tant elle s'étiole !
Autour d'elle les chaises font piétre farandole,
Et les oiseaux piaillent, se moquent d'elles en paroles.
Que ne sont elles des chaises d'école, malmenées, torturées mais réchauffées ?
Oui mais par qui ? Par quoi ? Un démon ou une fée ?
Je demande la fée, a corps et à cris mais pourquoi ?
Mais elle ne répond pas.
Elle ne fait que jouer dans mes pas,
En attendant mon trépas,
Cruelle petite fée.
Alors que sur cette table, on buvait du café,
Assis, paisibles, se balançant nonchalant sur ces chaises du siecle passé,
Qui désormais appartiennent à un temps oublié, dépassé,
Que mon regard, ce soir a cru discerner.
Sans doute l'espoir ravivé d'une intention fanée,
Par trop d'instants volés,
A jamais disparus, dans l'éternité...
Denis et freddy
Décembre 2007
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