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Dans quel drugstore grand magasin lieu d’abondance
Trouverais-je en chinant dans les fins de série
Parmi les invendus déclassé à bon prix
Le surplus nécessaire à ma morne existence
quelque joli poème poli à l’évidence
Qui embellit la vie et la change en romance
Ce souffle passager comme une bouffée d’air
Qui rend la vie si chère et qui nous fait songer
De beaux vers qui respirent et qui partout enchantent
Des paroles ordinaires pour que chacun les chante
Pas de mots singuliers que personne n’entend
Mais des mots familiers qui s’achètent en soldes
Un poème qui charme sans faire de boniment
un brin de fantaisie que je paierais content
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