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Les jours passent et chacun se ressemble
C’est vrai en tout cas pour une catégorie de personnes
Jour après jour elles voient passer leur quotidien
Comme le bétail qui voit chaque jour,passer le même train
Les yeux dans le vide, sans rien n’attendre de personne
Que ce soit lundi ou dimanche, la même cloche résonne
Le beau paysage défile sous les yeux des passagers
Mais chaque jour qui passe
Derrière leur clôture, elles sont toujours enfermées
Pas moyen de s’échapper pour prendre le train en marche
Elles attendent docilement le bourreau, le jour de l’abattoir
La vie est ainsi faite, remplie d’injustices
Les uns crèvent, tandis que les autres en profitent
Que peut-on y faire, hormis les coups de colère
Tirer la sonnette d’alarme pour arrêter le train ?
Combien en descendraient-ils
Sans peur de salir leurs belles chaussures
S’il faut marcher dans la boue
Pour affranchir ceux qui se trouvent
De l’autre côté de la clôture
Ivydall 13-01-08
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