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La sérénade - L'hiver
Au Bel hiver .mon sang se libère
au regard d’une belle étrangère
Dans mon tombeau si grand ,si froid
une plume blanche frôle mon émoi
Elle est couchée là, à mes cotés
odeur envoûtée de sa peau de lait
Le vieux roi ,de son sein s’est ému
Dans l’étreinte de cette belle ingénue
De la source emprisonnée ;l’eau a jailli
dans son écrin à jamais embelli
La peur- Le printemps
Fragile printemps d’un cœur fêlé
à ma pierre portée et fissurée
la peur c’est doucement introduite ,
et a brisé ton cœur de graphite
les harpies t’ont jeté leurs haines
,tu m’as laissé sur la croix qui saigne
une coulée rose c’est échappée
le marbre blanc c’est immaculé
les rides ,les rires de notre histoire
s’effacent doucement de ton miroir
Le messager - L'été
L’été annonce la mort prochaine
du ruisseau qui coulait en tes veines
Ton crépuscule s‘éclaire à une autre bougie
où ,on se déchire dans le corridor, sans vie
Le messager , devient cruel et voleur
et me fait passer du coté de l’horreur
Alors je me suicide en ces blés
mon corps tombe ,à jamais fauché
mes yeux aux cieux , le temps s’immobilise
je réalise ,que mon cœur se paralyse…
Les morsures de L'automne
A l 'automne surgit tes morsures
l’inanimé ravive mes blessures
L’encre empoisonne ma douce terre
mes couleurs se font plus austères
Les pierres se brisent, elles jaunissent
m’ôtent les senteurs orangées qui périssent
il faut me retirer ,comme la feuille au vent
elle dérive ,elle dérive ;..vers le tombeau blanc
le parfum de ses ombres envoûte l’éden
un autre arbre ,enraciné à tes chaînes.
(à la façon de C.CROS)
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