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OU MALGRE TOUT, J’ESPERE
Lorsque la nuit est calme et que tout est éteint
Mon cœur en malheureux réclame la tendresse
D’un bel amour ancien qui t’avait fait princesse
Dans le château doré d’un grand lit de satin.
Je lance quelquefois ma main à l’aventure
Sur ce corps endormi, délaissé du plaisir
Qui part sur les chemins désertés du désir
Qui garde ses frissons pour seule devanture.
Je suis un orphelin, et je traîne misère
Dans ton rêve là-bas je suis abandonné
Ton silence, le soir, me laisse là, figé,
Sur le bord de ta couche où malgré tout, j’espère.
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